01.04.2009
Plan lutte contre réchauffement climatique ETS, NON ETS : Kesako?
En janvier 2008, l’Union Européenne s'est dotée d’un plan d’action climatique qui fait l’objet d’un accord politique sur les axes de ce plan. Les axes sont :
- l’amélioration du système communautaire d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre ;
- le stockage et captage du dioxyde de carbone ;
- la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables ;
- le respect des Etats membres de l’engagement pris par la Communauté de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 2013 à 2020.
Ces axes ont été établi sur base de cinq principes :
- les objectifs fixés doivent être atteints, efficaces, solides et crédibles ;
- les efforts demandés aux différents Etats membres doivent être équitables ;
- les coûts doivent être minimisés ;
- L’UE doit se projeter au delà de 2020 (l’idée est de réduire de 50% les GES d’ici 2050) et promouvoir le développement technologique ;
- L’UE doit encourager la conclusion d’un accord international.
a) Deux fois 20 pour 2020
Les deux axes clés dont s’est doté le Conseil européen :
- réduire d’au moins 20% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 –pourcentage pouvant s’élever à 30% en cas d’accord international ( il s’agit de –20% en comparaison de 1990);
-porter d’ici 2020 la part d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique de l’UE à 20%.
En 2005, l’UE a réduit ses émissions GES de 6,5% par rapport à 1990 et à porté sa part d’énergie renouvelable à 8,5%.
b) 20% de réduction des émissions de GES
Schématiquement voici ce que propose la commission européenne :
Passer de -20% GES comparé à 1990, à -14% GES comparé à 2005.
Comment? En forcant les établissements ETS à produire – 21% comparé à 2005 et le secteur NON ETS à diminuer de – 10% comparé leurs EGS en comparaison du niveau de 2005.
ETS= Emissions Trading System, secteur participant déjà au système d’échange de quotas comme par exemple, la grande industrie chimique, papier, verre.
NON ETS= Non Emissions Trading System, secteur qui ne participait au système d’échange de quotas mais à qui on va demander des efforts comme le transport, le bâtiment, les déchets, l’agriculture.
Le système actuel d’échange de quotas d’émission signifie que des quotas sont alloués par les autorités nationales aux entreprises, sous réserve de l’approbation par la Commission des plans nationaux. Un marché des quotas de carbone existe, les entreprises pouvant vendre des quotas si elles réduisent leurs propres émissions ou en acheter si leurs quotas sont insuffisants pour couvrir leurs émissions. Ce système couvre 10.000 installations industrielles dans toute l’UE dont des centrales électriques, des raffineries de pétrole et des aciéries, qui sont à l’origine de près de la moitié des émissions de CO2 dans l’UE.
Ce qui va changer avec le nouveau système communautaire d'échange de quotas d'émission (SCEQE) :
- la portée du SCEQE serait étendue et couvrirait des gaz à effet de serre autres que le CO2 (comme le N2O) ainsi que toutes les grandes installations industrielles polluantes.
- Le système couvrirait toute l’Union avec des règles communes à tous les Etats membres garantissant des conditions équitables pour tous. Les plans nationaux d’allocation de quotas seraient remplacés par un système de mise aux enchère ou attribution gratuite des quotas régi par une réglementation communautaire uniforme pour toute l’UE. Les Etats membres se chargeraient des ventes aux enchères, dont les recettes seraient versées à leurs Trésor respectifs.
- Le mécanisme de développement propre poursuivrait son évolution. (honorer une partie des engagements en matière de réduction des émissions en investissant dans des projets de réduction des émission à l’étranger). Les entreprises pourront toujours y recourir mais l’utilisation des crédits générés par ce mécanisme sera limité. Le but est que les entreprises s’orientent vers des technologies propres et non se « dédouane » avec le mécanisme de développement propre.
- Comme le SCEQE ne couvrira que moins de la moitié des émissions de GES, il convient d’instaurer un cadre communautaire pour que les engagements nationaux couvrent la part restante, en englobant des secteurs d’activité tels que la construction, les transports, l’agriculture. Ces secteurs devraient atteindre un objectif de 10% de réduction d’émissions de GES.
Il est à noter que l’UE négociera pour appliquer ce système au niveau mondial.
c) 20% d’énergie renouvelable
Les objectifs doivent d’abord être équitables et tenir compte de points de départ et de potentiels nationaux différents. La proposition de la commission européenne vise à répartir entre les Etats membres une moitié des efforts supplémentaires à consentir. L’autre moitié est modulé selon le PIB par habitant. De surcroît, les objectifs sont modifiés pour prendre en compte une part des efforts déjà accomplis par les Etats membres qui ont augmenté dans une certaine mesure la part de leurs énergies renouvelables au cours des dernières années. Une possibilité d’investissement dans d’autres Etats membres est envisagé pour augmenter les efforts des états.
A noter que l’objectif chiffré de 20% est celui de la consommation et non de la production.
14:17 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, plan climatique
03.02.2009
Le climat celà vous dit quelque chose?
New York, Kyoto, Poznan,... Copenhague and for what? FOR US!
Le climat, cela t'évoque-t-il quelque chose? Une vague idée de danger, une sensation d'inertie, une impressio d'un monstre abstrait que presque impalpable et pourtant... Le climat, c'est toi, moi et tous les hommes qui sont concernés. Non, il ne s'agit pas de sauver la terre contre un réchauffement climatique mais bien l'HOMME = toi et moi.
Imagine: la planète se réchauffe, elle s'engourdit et que se produit-il? Un assèchement de l'eau dans certaines parties du globe et des inondations dans d'autres régions. Des inégalités d'approvisionnement dans le monde en énergie et denrées alimentaires, des disparitions sévères d'espèces animales, végétales... Qui en souffre? Toi et moi.
Lorsqu'on te dit que c'est la nature qui est en danger, ce n'est certes pas faux mais derrière ce slogan se cache un autre message politiquement censuré, celui du danger de l'extinction de la race humaine.
Pour que la terre demeure telle que nous la connaissons actuellement, l'impératif scientifique veut qu'il faille maintenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. De cette manière, nou arriverons à sauver l'espèce humaine? NON, nous arriverons à retarder la disparition de notre espèce. Il s'agit d'auto-salvation.
Finalement tous ces noms de lieux que l’on voit dans les gros titres (Kyoto, Bali, Bruxelles, Poznan) et qui ne nous évoque pas grand chose si ce n’est que des « gens » parlent du changement climatique sont d’une dramatique importance.
Dès 1992, les Nations-Unies ont pris à bras le corps le problème du changement climatique en concluant la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques mais nous connaissons mieux le starsissime protocole de Kyoto qui est un protocole additionnel à la Convention-cadre.
La Convention-cadre établit un cadre global pour permettre aux effrots intergouvernementaux de s'attaquer aux défis qui découlent des changements climatiques. Il reconnaît que le système climatique est une ressource qui est partagée dont la stabilité est indiscutablement endommagée par des émissions industrielles, des émissions de dioxyed de carbone ainsi que d'autres gaz à effet de serre. L'objectif ultime de la Convention est de "stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui emp$eche toute pertubation anthropique dangereuse du système climatique."
En vertu du Protocole de Kyoto (1994), chaque pays industrialisé, qui est une partie signataire du Protocole, doit atteindre, en moyenne, un objectif précis de réduction des émissions, et ce au cours de la « période d’engagement » de cinq ans du protocole, à dater de 2008. Ces objectifs sont pertinents aux niveaux d’émission de 1990.
La conférence des parties signataires de la Convention-Cadre (COP) se réunie chaque année pour orienter, ré-orienter les décisions en vue de la réalisation des objectifs de Kyoto. C’est ainsi qu’en 2007, à Bali, les objectifs de Kyoto ont été révisés. Arrivant à la concrétisation des objectifs de la période 2008-2012, il fallait prévoir une nouvelle avancée dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (EGS). Il a été convenu que lors de la 15ème session, c’est à dire à Copenhague en 2009, un accord devra être trouvé de manière à réduire davantage les EGS. Depuis Bali, les négociations sont entamées. Et au final, pourquoi ?
Simple, pour nous !
Le vieux continent, possède une particularité dans le cadre de sa représentation au sein de la communauté internationale et des négociations. L’Union européenne représente ses états membres et négocie pour eux. A chaque nouvel accord, l’Union consulte ses pays membres qui cherchent et trouvent entre eux les efforts que chacun doit réaliser en la matière. C’est un paquet global européen qui est re-discuter ensuite. C’est dans cette optique que l’UE a pris comme engagement de réduire de 8% par rapport au niveau de 1990 ses EGS pour la période 2008-2012. Pour la Belgique, cet objectif se traduit par la contrainte de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 7,5% par rapport au niveau de 1990.
Alors à quel stade en sont les négo ? Au stade crucial ! Dans un an, la communauté internationale décidera des suites à donner à Kyoto. Comment prolonger l’accord ? Vous imaginez l’ampleur de ces décisions et du coup l’ampleur des négociations. Chaque pays va devoir consentir à des efforts colossaux, c’est certain. Et au détriment de quoi ? Avec quel financement ? On sent ou le bas blesse n’est ce pas ?
Tout comme communauté internationale, l’Union européenne agit. Cette dernière n’acceptera pas de se voir imposer des efforts trop importants, donc, elle anticipe. Vous ne feriez pas pareil vous ? Alors l’Union européenne s’est dotée d’un Plan d’action climatique en 2008 mieux connu sous le nom « 3x20 ». Les Européens vont devoir atteindre un triple objectif pour 2020 : réduire de 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20 % de la consommation et réaliser 20 % d’économies d’énergie. Et c’est avec ces ambitions que l’Union se présentera à Copenhague en 2009, et ce, dans le but de sauver 6 milliards d’être humains.
16:19 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, climat, copenhague





