20.05.2009

Argentine, banana republic : de la crise à la crise.

 

Argentine, banana republic : de la crise à la crise.

 

 

Après la seconde guerre mondiale, l'Argentine était la 8ème puissance de la planète...

La guerre des Malouines en 1982 marque la fin du régime militaire et fait apparaitre l'Argentine en tant que démocratie.

En 2001, c'est la crise!

 

Actuellement, ce pays souffre toujours de la crise qui a pris comme une traînée de poudre.

 

Comment ce pays a-t-il plongé dans les abysses ?

Entre 1930 et 1982 l'Argentine n'a pas été une grande nation calme et sereine. Elle a connu 9 coups d'état militaires, 2 élections truquées, 2 présidents mis en place par le pouvoir miliaire, 2 législatures complètes de péronisme, une guerre contre le Royaume-Uni. Aucun gouvernement civil démocratiquement élu n'a réussi à terminer son mandat, tous ayant été renversés par des coups d'État militaires. La sclérose est bien installée. Ce pays autrefois si riche est malade et souffre d'une banana dictature! La société vit entre la tragédie et l'horreur. Les institutions, des trois pouvoirs étatiques jusqu'aux syndicats, en passant par l'armée et la police, le Parlement et les partis politiques sont les acteurs répétés de scandales de corruption, de malversation, de clientélisme, de procédures antidémocratiques et de toutes sortes de délits.

 

Un seul homme politique pourra-t-il sauver la nation?

1999, année d'élection présidentielle en Argentine, les argentins ont les yeux rivés sur Fernando de la Rua (candidat de l'Union civil radical1) qui apparaît comme étant le seul pouvant redresser un pays anéanti par la corruption et la mauvaise gestion des années péronistes et Menen.

 

Que se vayan todos! Qu'ils s'en aillent tous ! Ce slogan est scandé par la foule rassemblée devant la casa rosada (la maison rose : la maison du gouvernement). Les argentins sont à bout, ils ont peur, ils n'ont plus de travail, ils commencent même à avoir faim. C'est la crise ! La crise politique, économique et sociale.

 

Fernando De la Rua monte sur le siège présidentiel en décembre 1999. Avec en main un mandat de 4 ans, il renonce au pouvoir en décembre 2001 lorsque l'Argentine plonge.

Mais pourquoi a-t-elle sombré? Simple, la gestion du pays n'était plus de la gestion. Les dettes se sont accumulées, la dette extérieure du pays a quasiment quadruplé entre 1983 et 2000, la santé et l'éducation sont en lambeaux et le salaire moyen vaut la moitié de ce qu'il valait en 1974. La privatisation des gouvernements successifs a fait que presque plus rien n'appartient à l'Etat, les ressources ont fondu. 90 % des banques et 40 % de l'industrie sont aux mains de capitaux internationaux.

 

Durant l'année 2001, les capitaux prennent la fuite. L'Argentine est sur-endettée, elle craque. Pour pallier à cette crise d'endettement, le Ministre de l'économie met en place « le Corralito » dans le but de mettre fin à une course à la liquidité et à la fuite des capitaux. Cette mesure a pour conséquence de geler les avoirs bancaires et interdit tout retrait des comptes bancaire en dollar. Les argentins sont désargentés. Leur salaire bloqué sur leur compte, leur portefeuille vide, leur accès à leurs avoirs refusé. Les banques sont en faillite. Bancroute! Comment rester calme et ne pas haïr les politiques? Les Argentins descendent dans la rue, ils n'en sont pas à leur première frustrations. Ils réclament, se rassemblent et combattent. Le gouvernement les a laissé tomber, les banques aussi. Commence la vie en suspension, la vie du troc, celle de la débrouille.

 

Ce pays vit tant bien que mal. D'une nation dorée et regorgeant de ressources naturelles, elle a démontré qu'elle pouvait se vider de sa sève et manquer de crever dans le caniveau.

 

Aujourd'hui cette grande nation reste isolée. L'action des politiques lui a donné un sursis lui permettant de renégocier sa dette et surtout de la suspendre. Elle respire à nouveau. Mais jusqu'à quand? Reste que les argentins sont combatifs, c'est inscrit dans leur gènes. Ils sont fiers et soutiendront toujours leur nation même à bout de bras.

 

 

 

Sources:

  • Irenees.net est un Site web de Ressources pour la Paix au service d'Artisans du monde entier en vue d'outiller leurs efforts pour repenser la paix et proposer de nouveaux modes d'action,

  • Wikipedia, encyclopédie internet,

1 L'UCR est le plus ancien parti politique de l'Argentine. Regroupant des libéraux centristes et des sociaux-démocrates.

07.05.2009

Brooklyn Folies

Résumé et impressions sur : "Brooklyn Folies" de Paul Auster, Ed. Actes Sud, septembre 2005.

 

 Brooklyn Follies

Je suis rentrée dans la bibliothèque de mon grand-père en lui demandant "Tu as un Paul Auster" Réponse évidente "OUI".
Il m'a conseillé Brooklyn Follies.
Mon avis:
L'auteur arrive à décrire des vies parfois banales avec humour et tendresse. C'est agréable, c'est gentil, jamais niais ni naïf. Les liens familiaux se resserrent au fur et à mesure de l'histoire et j'aime ça pour sur!

06.05.2009

Nouveau Douglas Kennedy

Le nouveau roman de Douglas Kennedy sort cette semaine. Va-t-il relever le niveau de son dernier "La femme du Vième"? Je suis restée très mitigée avec ce dernier roman que je n'ose me précipiter sur " Quitter le monde".

Editeur : Belfond
Publication : 7/5/2009


Je vous annexe le résumé (www.evene.fr)

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Résumé du livre

Jane n'a que treize ans lorsque, lors d'un dîner à l'ambiance particulièrement lourde, elle annonce à ses parents qu'elle ne se mariera jamais. Une phrase d'apparence anodine aux conséquences désastreuses : son père quitte le foyer presque sur-le-champ ; quant à sa mère, elle tient Jane pour directement responsable de l'échec de son mariage. Quelques années plus tard, étudiante en lettres à Harvard, Jane entame une liaison avec son professeur. Pendant quatre ans, elle vit dans l'ombre mais heureuse avec cet homme qui la fascine. Bonheur brutalement interrompu par la mort de son amant, dans des circonstances obscures. Jane trouve alors un poste dans une très lucrative entreprise de trading. Mais en voulant faire parvenir de l'argent à son père qui se prétend ruiné, Jane attire l'attention du FBI qui lui révèle les véritables occupations de celui qui est en fait un escroc international.

Les extraits de "Quitter le monde"

La première phrase
Le soir de mon treizième anniversaire,j'ai fait cette déclaration : 'Je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants.'


Morceau choisi
Dans l'heure qui a suivi,j'en ai appris long sur mon père.J'ai découvert par exemple qu'au cours des cinq dernières années il avait survécu grâce à une modique retraite que lui avait octroyée le régime d'Augusto Pinochet. Et pour quelle raison les sbires du dictateur chilien avaient-ils jugé bon de lui accorder l'équivalent de dix mille dollars annuels ? L'agent Ames me l'a expliqué ainsi :
- Dans les années 1970, avant le coup d'Etat, [... ]

 

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